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“Très beau moment de théâtre : étonnante galerie de personnages interprétés par une seule comédienne.

Quand le spectacle s’est achevé, c’était un peu comme s’ils nous manquaient…” Marielle

 

En 1896, la Belle Époque bat son plein et Thadée Natanson publie l’article de Strindberg intitulé « De l’infériorité de la femme ». Sa femme, la resplendissante pianiste Misia, modèle de Toulouse-Lautrec et de Renoir ne va pas manquer de s’en plaindre auprès de son mari Thadée et de sa grande amie Geai, modiste très libérale.

De lettres en lettres mais aussi grâce à quelques tête à tête, nous allons nous glissez dans cette Belle Époque, dans la vie de ces trois personnages hauts en couleurs, dans leurs intimités faite de joies, de doutes et de projets. Cependant, tout commencera à basculer lorsque Misia rencontrera le très vulgaire et richissime Alfred Edwards, l’homme qui respire les femmes. Dès lors Misia se retrouvera dans une étrange situation aux dénouements pour le moins inatendus…

 

Revue de presse :

(…)un texte magnifique de Christian Siméon qui nous plonge dans la Belle Epoque. Dans un style de toute beauté, l’auteur nous invite à découvrir une femme exceptionnelle, Misia. (…) L’auteur a choisi de raconter cette histoire en partant d’échanges épistolaires entre Misia, son époux et sa meilleure amie, la délurée Geai. Cela fonctionne très bien. Passant de petites choses anodines et à d’autres plus sérieuses, du rire à la colère, de la légèreté à la peur, de la joie au chagrin, le principe des lettres donne au spectacle du rythme et permet de faire vivre les sentiments.

Pariscope (Marie-Céline Nivière)

En 1896, Misia n’a pas encore le nom de famille que la postérité retiendra, celui de son troisième mari, José Maria Sert. Pour l’heure, elle est la femme de Thadée Natanson, fondateur et directeur de la Revue blanche. Belle, intelligente, talentueuse (c’est une excellente pianiste), elle côtoie les plus grandes figures littéraires et artistiques de la Belle Époque, parmi lesquelles Toulouse-Lautrec, Vuillard, Renoir. Elle est surnommée « la Reine de Paris ». Elle est amoureuse de son époux. Ce bonheur en apparence sans nuages va être terni, pourtant, par la publication par Thadée d’un article violemment misogyne de Strinberg, « De l’infériorité de la femme ». Un grain de sable dans la belle mécanique du couple qui va finir par tout détraquer.

Cette tragédie amoureuse va se jouer pour l’essentiel à travers la correspondance que s’échangent Misia, son amie Geai Simpson, modiste aux mœurs très libres, et Thadée. L’une des astuces d’écriture de Christian Siméon est d’user des moyens de communication qui existaient à la fin du xixe siècle pour dynamiser ces échanges et produire un certain nombre d’effets comiques très réussis. Télégrammes, pneumatiques, billets portés par coursier s’échangent à toute vitesse, presque comme un échange de courriels (…).

Les 3 coups.com (Vincent Morch)

 

L’auteur :

Christian Siméon est d’abord un sculpteur formé aux Beaux Arts de Paris. Il enseigne la sculpture aux ateliers « Terre et Feu » à Paris, depuis 1996, dont l’oeuvre au réalisme intense aborde l’Afrique, la faim, l’art animalier, les monstres mythiques…

Auteur d’une quinzaine de pièces de théâtre, il est édité à L’Avant-Scène. Ses pièces sont traduites et jouées en Europe et aux Etats Unis. Quelques titres:

Hécate (1992)

Hyènes ou le monologue de Théodore Frédéric Benoît (1995)

La Priapée des écrevisses (1998)

La Reine écartelée (1999)

Crouchinades (2000)

Les eaux lourdes (2001)

Théorbe (2003)

Le Cabaret des hommes perdus (2006)

Le mage aux Fiats 500 (2007)

Brûlez-la ! (2013)

En 2004, il reçoit le prix Nouveau Talent Théâtre de la SACD.

En 2007, il reçoit le Molière de l’Auteur pour la comédie musicale Le cabaret des hommes perdus.

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